CatégoriesSaga

Bruce Springsteen tout puissant

Bruce Springsteen tout puissant

De l’autre côté de l’Atlantique, la rentrée littéraire fait oublier – un peu – les débats de la Présidentielle. Une autobiographie est attendue par des millions d’hommes et de femmes : Born to Run. Bruce Springsteen se livre au fil de chapitre sans complexes.

43 ans que son premier album est sorti. Rocker enraciné, The Boss est une figure intouchable du quatrième quart du XXe siècle américain. Depuis sept ans, il écrit « son » livre. Les 640 pages, recouvertes d’une photo de lui assis sur le capot d’une Corvette, sont enfin à lire.

Même en France, le bouquin de l’homme aux 130 millions de disques est tiré à 100 000 exemplaires. C’est dire si le fils d’ouvrier du New Jersey possède un auditoire toujours aussi actif. Lui qui a toujours refusé que « Born in the USA » soit utilisé lors des campagnes de Reagan, Bush ou les publicités pour Chrysler, continue de militer contre le nucléaire, pour les immigrés clandestins, les vétérans du Vietnam ou ses frères noirs.

En quatre décennies, Bruce Springsteen a chanté les travailleurs, les syndicalistes, les marginaux, les laissés-pour-compte d’une Amérique qui voulait surtout aller de l’avant et ne jamais se retourner. Lui, le Boss, est le plus digne représentant de beaucoup de ces Américains de tous les âges, de toutes les régions, de toutes les couleurs qui se reconnaissent en lui. Son simple surnom en fait le premier porte-parole d’une population qui ne croit plus beaucoup au rêve américain.

A l’heure de se raconter, et nous de le lire, replongeons-nous dans un carré magique musical de Bruce Springsteen qui sent l’Amérique.

Dancing in the Dark

Un hymne qui revient à chaque concert. Dans le clip réalisé par Brian de Palma pour servir les heures d’antenne de la bondissante MTV, il dance avec Courtney Cox.

Born in the U.S.A.

Le plus grand des malentendus. La chanson est d’abord écrite pour servir de thème à un film dans lequel il devait jouer. Born in the USA sort finalement en 1982, en hommage à ses proches qui ne sont jamais revenus de la Guerre du Vietnam. Durant des années, Springsteen s’est battu pour rappeler que son titre n’était pas un hymne patriotique, mais d’abord la dénonciation de l’abandon des hommes par le pays.

Born to Run

C’est aussi le titre de son autobiographie. Tiré de l’album souvent cité comme référence par ses fans, il laisse entendre que l’on ne laisse plus le droit au rêve aux laissés-pour-compte.

Streets of Philadelphia

Sa musique a souvent croisé le cinéma. En 1994, Jonathan Demme lui demande de composer le thème d’un film qui met en scène un homosexuel atteint du sida qui essaie de conserver son emploi. L’Oscar est au bout.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *